Martin Arnould, président du Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages est investi depuis fort longtemps dans la protection et la restauration des fleuves. Il a été un des acteurs du succès de Loire Vivante dans la lutte contre le programme d’aménagement lourd programmé dans les années 80 sur le « dernier fleuve sauvage d’Europe ».
Entre 1986 et 1994, l’opposition citoyenne joyeuse et déterminée, illustrée par 5 années d’occupation du site de Serre de la Fare dans la Haute Vallée de la Loire et la fabrication d’une alliance très large entre ONG, pêcheurs, scientifiques, artistes, riverains du fleuve et élus de la République a permis l’abandon des grands ouvrages, hormis le petit barrage de Naussac 2 sur le Haut Allier.
La recherche d’alternatives, la culture du compromis, la capacité à durer ont permis d’élaborer le premier plan « Grand Fleuves de notre pays, avec un volet important sur la biodiversité et la conservation du saumon sauvage de la Loire et de l’Allier.
Il était temps de raconter cette belle histoire, sortie de notre mémoire collective. En cette période de remise en cause des acteurs de l’écologie, il est utile, inspirant de montrer qu’il est possible, même dans un contexte de rapport de forces très défavorable, de réorienter en profondeur une politique d’aménagement.
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